Depuis plus d’un mois, l’AS Vita Club est plongée dans une crise interne marquée par de vives tensions entre le comité de direction sortant, dirigé par Flory Mapamboli, et le camp de Sylvestre Makambo, élu président de la coordination de la famille Vert et Noir de Kinshasa à l’issue des élections organisées le 18 septembre dernier par le Conseil suprême du club. Alors que cette crise fragilise le club, la démission de Flory Mapamboli pourrait apporter un vent nouveau, sans toutefois garantir un retour immédiat à la stabilité.
Les tensions se sont accentuées après la décision du ministre des Sports, Didier Budimbu Ntubuanga, de suspendre les élections organisées le 18 septembre dernier par le Conseil suprême de l’AS Vita Club et de les reporter à une date ultérieure. Cette décision a plongé davantage la famille Vert et Noir dans l’incertitude, laissant place à des affrontements entre les deux camps sur les réseaux sociaux. Si cette suspension a joué en faveur du président a.i. de Vita Club, elle n’a toutefois pas permis de mettre fin aux contestations autour de la direction du club.
Le malaise s’est également manifesté le samedi 19 septembre, lorsque Flory Mapamboli et les membres de son comité se sont vu refuser l’accès au stade Tata Raphaël, où devait se tenir la présentation des nouveaux joueurs, notamment Candidat Mapendo, Matafadi, Ifofa Tongaïzo et Linda Mtange.
Lors du Space organisé par le journaliste Stanis Bujakera, Flory Mapamboli avait affirmé que cette interdiction faisait suite à une instruction venue de la haute hiérarchie.
Le 8 octobre dernier, au cours du Space de Stanis Bujakera, Flory Mapamboli avait ouvertement mis en cause le ministre des Sports, qu’il considérait comme l’un des acteurs de la crise secouant les Moscovites. Le ministre figurait lui-même parmi les auditeurs de cet échange.Dans ses propos, Mapamboli avait laissé entendre qu’il était prêt à quitter ses fonctions si son départ pouvait contribuer à préserver l’unité du club.
« Si l’unité du club dépend de mon départ, je le ferai. Je ne vais pas mettre Vclub en péril à cause de ma petite personne », avait-il déclaré.
Dans sa lettre de démission, Flory Mapamboli a évoqué plusieurs raisons l’ayant poussé à jeter l’éponge, notamment les élections du 18 septembre organisées par le Conseil suprême et ce qu’il qualifie d’interférences politiques. « À cette situation s’ajoutent les interférences politiques que je dénonce, ainsi que des manœuvres que je considère comme une entreprise concertée de déstabilisation impliquant des responsables de certains clubs concurrents. Ces agissements sont, à mes yeux, incompatibles avec l’autonomie de Vita Club et la défense de ses intérêts », a-t-il écrit.
Le départ de Flory Mapamboli pourrait contribuer à apaiser les tensions entre les différents acteurs et ouvrir la voie à une nouvelle dynamique au sein du club. Cependant, cette démission ne signifie pas automatiquement que Sylvestre Makambo peut prendre les commandes de l’AS Vita Club.
Les élections organisées par le Conseil suprême ayant été suspendues, la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante reste tributaire des décisions des autorités compétentes. Le ministère des Sports devrait communiquer une nouvelle date pour la tenue de ces assises.





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