À l’approche du duel de la Ligue des Champions entre le TP Mazembe et les Tunisiens du Club Africain, l’occasion est belle pour nous remémorer cet après-midi historique où les Corbeaux établissaient un nouveau record lors d’une confrontation qui l’opposait au même Club Africain. Un match qui sera suivi de quelques polémiques alimentées par les Tunisiens.

Le 2 février 2019, le TP Mazembe signait l’une des plus grandes performances de son histoire en écrasant le Club Africain de Tunisie (8-0), à Lubumbashi, lors de la phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF. Une démonstration de force des Corbeaux, qui avaient fait vivre un véritable cauchemar aux Tunisiens.

Mais au-delà du score fleuve, cette rencontre avait été marquée par une polémique. Après cette lourde défaite, des responsables du Club Africain avaient évoqué la possibilité d’une intoxication alimentaire de leurs joueurs avant le match, soupçonnant des substances qui auraient été introduites dans leur nourriture ou leurs boissons.

Le TP Mazembe avait rejeté ces soupçons. Son secrétaire général de l’époque, Frédéric Kitengie, avait notamment rappelé que le club tunisien avait choisi lui-même son hôtel et était venu avec sa propre nourriture, son eau et son cuisinier.

De retour en Tunisie, plusieurs joueurs du Club Africain avaient subi des examens médicaux. Selon les informations rapportées à l’époque par plusieurs médias, les résultats n’avaient révélé aucune substance anormale. Aucune preuve n’a donc permis d’établir que les joueurs tunisiens avaient été intoxiqués, encore moins que le TP Mazembe en était responsable.

Dix jours après cette humiliation, les deux équipes se retrouvaient à Tunis pour la manche retour. En quête de revanche, le Club Africain n’était toutefois pas parvenu à faire la différence : les deux formations s’étaient séparées sur un score nul et vierge (0-0).

Un 8-0 historique, une polémique retentissante et une revanche manquée : cette confrontation reste l’un des épisodes marquants de la Ligue des champions africaine.

Germain Ngoy