Le championnat national d’élite congolais est tout proche de reprendre. Après près de deux mois de retard, la Ligue Nationale de Football a enfin rendu public, ce lundi 5 octobre, le calendrier officiel de la 32e édition. Le démarrage est attendu pour le 20 octobre prochain.
Un retard qui, selon le journaliste et analyste sportif Divin Ngalamulume, peut se comprendre au regard des ajustements nécessaires avant le lancement de la compétition.
Pour Divin Ngalamulume, le retard enregistré ne doit pas être considéré uniquement comme un dysfonctionnement. L’essentiel, estime-t-il, était de mettre en place les conditions nécessaires afin d’éviter de reproduire les erreurs des précédentes éditions.
« Le retard de deux mois est important, mais il faut aussi comprendre qu’il ne fallait pas relancer le championnat juste pour respecter une date et après retomber dans les mêmes erreurs du passé. Des textes devaient être réadaptés aux exigences du football moderne, et plusieurs préalables devaient être réunis avant de donner le go », explique-t-il.
Si le décalage du championnat comporte des risques, Ngalamulume estime que la capacité des organisateurs à maintenir une bonne cadence sera déterminante pour la suite de la compétition.
« Le risque existe, mais tout dépendra de la rigueur dans l’organisation. Il faut éviter l’accumulation des matchs en retard. C’est à Timothée Menayame et son Comité de nous prouver qu’ils peuvent bien gérer cette LINAFOOT », souligne-t-il.
La régularité des rencontres et le respect du calendrier apparaissent ainsi comme deux des premiers indicateurs auxquels le comité d’organisation devra répondre.
Sur le plan sportif, Divin Ngalamulume appelle également à ne pas tirer de conclusions uniquement à partir du prestige des clubs engagés.
Les cadors du championnat seront évidemment attendus mais pour lui, cette édition pourrait également réserver une place aux équipes moins cotées.
« Mazembe, Lupopo, Vita Club et Les Aigles seront forcément attendus. Mais le nom et le passé ne suffisent plus. Simba, Rangers, Blessing et les autres clubs auront aussi un mot à dire dans ce championnat. Je pense qu’il faudra juger les clubs sur leur préparation, leur recrutement, leur stabilité et surtout leur régularité », a-t-il poursuivi.
Divin Ngalamulume ne considère toutefois pas cette 32e édition comme un simple examen destiné à déterminer si le nouveau comité exécutif de la FECOFA est bon ou mauvais. Il y voit plutôt une occasion de mesurer concrètement sa capacité à assurer la gestion du football national sur la durée.
« Pas nécessairement un test pour savoir si le comité est bon ou mauvais, mais un test pour mesurer sa capacité à gérer concrètement le football national. Pour moi, la réussite ne se mesurera pas au coup d’envoi ce 20 octobre, mais au dernier coup de sifflet. C’est à ce moment-là qu’on pourra véritablement faire le bilan », estime-t-il.
Au-delà du lancement de la saison, plusieurs défis attendent les organisateurs : respect du calendrier, régularité des rencontres, accompagnement des clubs, arbitrage et communication autour du championnat.
Pour Ngalamulume, la véritable réussite de cette édition se jugera donc sur sa capacité à aller jusqu’à son terme dans de bonnes conditions.
« Il y a beaucoup d’attentes pour cette édition du championnat national : le calendrier, la régularité des rencontres, l’organisation, l’accompagnement des clubs, l’arbitrage, la communication autour de la compétition et surtout la capacité à aller jusqu’au bout », a-t-il conclu.
Jérémie Ngeleka





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